
A suivre : chapitre 1 à 7 (totalité)
Posté par : Neg le : 2008-12-19 18:55:55
Épisode 1
Tout était sombre, tout semblait couler, pas fleurir, s'écrouler. Tout semblait mentir, tout, et les portes et les montres, et les mortes et les comptes. Tout semblait vomir tel un venin rampant s'étalant sur le sol. Tous reculaient, rechignaient à l'écoute des coups, tout les corps en tremblaient et les feuilles en tombaient. Tout semblait s'enfuir, tout sentait la poisse, pas l'odeur de la chance mais l'odeur de l'angoisse.
J'ai patienter comateux, attendu d'être loin d'eux qui fuyaient s'en sortir. Ils ont quitté leur terre pris d'un vent de panique. Ils ont suivi leurs frères qui écoutaient leur pères, ils ont fait taire les quelques qui disaient pas si vite, on dressés des convois, indiqués des chemins, organisés des rôles, responsables anonymes pour une course folle. Puis le son fut trop fort, la frayeur fut trop longue, à croire qu'avant de partir ils étaient déjà morts, à croire qu'avant le pire ils connaissaient leur sort. Alors ils ont fait marche, partant comme sur une arche avec leurs regards qui étaient sans retour.
Le décors sonore était trop important et me glaçait le sang. Le hurlement du vent, les grincements métalliques des machines désertées m'ont brisé les tympans. Même en temps de chaos j'appréciais toujours cette solitude apeurante, apaisante en partie. Fermer les yeux et oublier, voir dans le vide et oublier. Décrisper sa mâchoire qu'on entend plus grincer, mais déplacer sa langue, sentir ses dents rayées. S'allonger, observer, abdiquer l'humanisme, omettre le réel. Quand les choses n'ont plus de sens ils faut garder son calme, fermer les volets de la fenêtre du drame. J'ai ravalé mes armes et déposé mes larmes. J'ai cacheté mon âme dans une grande lettre épaisse. J'ai enterré mon être dans la brume sombre et traître. Désormais je suis vide et au milieu de rien je suis tout, je suis bien ! j'aimais me sentir loin, solitaire impartial, reclus et sans tacts avec peu de contacts, méfiant et agacé par le rire et les gens. J'ai toujours trouvé que cette époque était glauque, Je n'aime pas trop la vie, on attend juste sa fin, et pourtant je suis le seul restant.
Ils se sont trompés de sens, y'as pas eu de baroudeurs, ils se sont trompés de sens, je me suis trompé d'heures. Quant tout semblaient mentir, et les portes et le montres, et les mortes et les monstres, et les prêtres pleuraient, implorant par pitié. Je me suis trompé d'heure ils paraissaient sincères, mais c'est pas naturel d'être aussi solidaires. Je me suis trompé d'heure, j'aurais pas celle de gloire, qu'il vente de l'amiante ou qu'il pleuve des pieuvres je sauverai ni ma gueule, ni mon peuple ni le leur.
Épisode 2
A la cime de ces montagnes de fer, girafes gargantuesques, la vue est acceptable pour le peu de ce que la lune éclaire. Y monter est risqué suis-je amené à me dire, mais tout semble mentir alors laissez moi rire, un rictus, un ou deux, je ne m'entends plus grincer, une plaie une ou deux et je suis au sommet.
Au début de la fin ouvrant mes yeux vitreux, cette pleine lune luisante était déjà présente. Elle n'a pas bougée durant les vingt-huit heures ou ma montre factice officiait en bracelet. Je l'ai lâché dans le vent car du haut de mon perchoir, je ne veux plus rien croire.
Je ne craint plus l'erreur, je ne craint plus la hauteur. Je sauterais bien planer, flotter, onduler à la guise de la bise, mais quitte à voir la fin gardons la tête en l'air. Les autruches ne volent pas, rien ne sert de courir, et tant qu'à s'en sortir autant se sentir souffrir. J'ai codifié la douleur, si l'astre de veut pas le dire, mon corps lui me rappelle que je passe trop de temps sans vouloir me nourrir. Je ne voulais pas survivre, je suis plus fort que lui, je ne me laisserais pas faire, la nuit porte conseil, celle-ci porte galère, je n'ai qu'une chose à faire : fermer les yeux et oublier, faire abstraction et effacer, plonger la tête dans les étoiles et laisser mes yeux secs.
Dans mon sommeil profond je ne sais pas si je dors, je vois des charognards crever de trop se nourrir, je vois des nuages de virus m'envahir. Je me réveille en sueur, puis replonge, ça se répète. Dans mes rêves je n'entends plus les grincements horribles, jusqu'à ce qui 'ils me réveille, emportés par le vent je crois qu'ils me tournent autour. La nuit dure depuis trop, elle m'agace. Ici tout me ment, et le temps et le vent et le sombre et le grand.
Épisode 3
Si il faut que nous le sachions, il faut que vous le sachiez, aberrant et le silence, assommant sont les cris, j'ai une grande lettre épaisse sur laquelle rien d'écrit, le spectacle désolant qu'on avaient tous prédis la nature l'a prescrit. Tout ces coups alignés qui nous ont allongés ils se sont ordonnés, c'était sur l'ordonnance. Les changements climatique, la rébellion ethnique n'avaient que faire de nous qui les avions lancés. Les pilules pharmaceutique, les vélos d'intérieur, les sourires pathétiques, ou même ce cachet caché au fond de ma poche offre un pseudo bonheur, illusoire, éphémère, pour oublier le moche, pour oublier le proche, il n'en fallut pas plus, pour s'endormir encore, reporter à plus tard, atténuer le fracas, de la chute, de la pente, ils se sont trompés de sens, je me suis trompé d'heure j'aurais pas celle de gloire, j'en ricane dans le noir.
Tout est allé trop vite ! Etant jeune, adolescent, je m'amusait, petit prophète en herbe, tel un Nostradamus à programmer l'extinction de notre espèce. Je la plantait dans une fourchette de 50 à 200 ans. Erreur de couvert on a pris un coup tôt, plus tôt que ce que mon pessimisme m'amené à penser. Sans doute à cette époque, il y'as peu de temps pourtant, je ne trouvait pas ça beau.
J'avais omis aussi la puissance des mots "'évolution", "progrès", "machines, "automatisme", des mot qui brillants trop efface dans leur éclat les plus belle valeurs. Des valeurs effrayantes dans l'époque glauque présente "liberté", "égalité", "sincérité", ces valeurs qui malgré le mal que j'en songe, il fallut qu'on les poncent, fallut qu'on les épongent, afin que bien taillées, après toutes ces ponctions , elle s'emboîtent sans efforts avec les nouveaux maîtres imbibés de formol "sécurité", "routine" et "camisole".
J'avais visé trop long, ils se son trompé de sens, je me suis trompé d'heure. J'ai raté les math et la superstition, la logique imparable c'était la fin de l'espèce.
D'accord je triche un peu car je suis encore la. Comment suis-je persuadé d'ailleurs d'être le seul ? il y'a très peu de chances, statistiquement parlant que ce soit réellement le cas. Peut être dans chaque pays, chaque régions ou chaque villes un homme pense également. Je suis le seul restant car sur ce monde avarié, tous autant qu'on soit on ne se rejoindra pas et nos jours sont comptés. Le monde sur un plateau ça aurait pu me plaire, seulement sur le contrat en petit caractères "à consommer de préférences avant la veille" me gène légèrement. Comme tout le reste comme tout ment j'oublie ces astérisques, ces vulgaires étoiles et replonge dans les miennes.
Épisode 4
La gélule filiforme qui gît au creux de mon gin ne me donne plus envie, dans le froid visuel, dans le flou du réel, dans le fou, l'imaginaire que l'ont ne voulait pas croire, à quoi bon ajouter, exagérer les faits ? J'ai au fond de l'obscur des souvenirs d'images, la rosée matinale, la forme d'un croissant de lune. J'ai au fond de l'obscur des grincements agréables, le chant d'une cigale, les clapotis de la pluie. J'ai au fond de l'obscure des morceaux de mémoire, le mépris des adultes, l'arrogance de ma part.
Dans cette comédie musicale sous titrée, je n'entends plus que le mal intestinal qui m'appelle. Mon corps qui me rappelle que je passe trop de temps sans vouloir me nourrir. Je simule l'abondance, ma panse se croit remplie mais ma poche se sent vide. Ma tête est prise dans un manège qui tourne, viennent danser les étoiles à la valse à la votre. Un slow avec le ciel, une nuit avec la lune sous les draps de la brume, un fleurt avec la crasse, l'amour avec la peur, la passion de l'omission, le meilleur et le pire pour toujours avec le doute. J'aime la sensation d'un vertige infini, une lutte sans combats, une chute sans parachute et sans atterrissage. Je culbute, je m'interne, je couche avec le traître, amant de la justice, et, je viole la mort elle-même maîtresse de la vie. Le sommeil agité n'en finis plus de finir, j'ai trop mal, je me réveille, je redescends sur terre.
Un faux pas, un ou deux, et je me rééquilibre, une blessure une ou deux, retour à la case départ. Au sol, dans les baraques inertes, dans les boutiques ouvertes, vidées de leurs êtres, il y'as des tas de mets, moins avariés que ce monde. Quand les gens sont partis, ils ont pris soin de tout rendre, empressé par un espoir déchus et je les remercie, je n'ai plus qu'à me servir. Mes codes me mentent aussi, et j'ai mal de manger, c'est trop vide, c'est trop rien, ces villas m'énervaient avec leurs fleurs crétines, les personnes m'irritaient avec leurs yeux fuyants, leur délit d'apparence. Mais le rien assassine cette ville fantôme.
Épisode 5
Sur ce monde certifié non conforme, je sens le vague à l'âme de la noirceur des choses. Une odeur de souffre immense imbibé d'essence, inappropriée, inexplicablement menteuse s'évapore des pores de ces lambeaux de vie. Un haut le coeur survole cette comédie dramatique, ce film hollywoodien après le générique, le héros à la retraite ou au chômage technique, il n'y a rien à sauver sur les pages de ce scénario, la caméra tourne sans bandes et les dialogues sont gommés par un souffle insistant.
Ici tout est unique dans le sens pareil du terme, un seul son blessant, une seule odeur enivrante, un seul temps frissonnant, une seule heure inexistante, une seule teinte sombre, un seul observateur qui ne regrette rien car il ne veut pas le dire. Cette monotonie que personnes ne connaît est toutefois bien plus plaisante et forte en énergie, que le quotidien passé métro-goulot-dodo. Ne rien faire me plait, personne ne peut s'en plaindre, sans heures appropriées, je ne me lève pas, je ne me lave pas et personne ne peut me craindre. J'avance lentement, je fais le tour des machines, mon troupeau de girafes ne semble pas déguerpir, elles sont bien elles aussi, plus personnes ne les assaillit, plus personne ne les dirigent, plus personne ne les commandent. Elles aiment être solitaires, même en groupe. Et j'imagine leurs petits brins de conscience automatique ravis qu'on ne les allument plus, qu'on ne les branchent plus.
Elles vibrent, elles grincent, et c'est une fois éteinte qu'elles vivent, peut être que cette planète était ivre de nous, ne nous comprenait plus, ou alors c'étaient nous, comme moi, qui ne se supportaient plus, il y'as eu un rejet, ont à dit "ça suffit", "aurevoir" et "a basta". C'était quoi? C'était ou? C'était beau, c'était sombre. J'avance à petit pas, je prend confiance en moi, quant tout ment, et les yeux, et le savoir qui passe alors on recommence, on reprend forme de force, une descente s'amorce, une brindille s'écorce, je m'efforce à savoir qu'il ne reste que quelque jours dans le noir le plus obscur. Dans l'attente de la suite je me grave des petites barres chaque fois que je suppose 24heures passées.
Épisode 6
J'entoure, je fais des traces, contourne, dévie, repère, circule, ère, déambule, sans ne savoir que faire d'autre que penser au passé, au futur, la folie, l'incroyable. Le pourtour se confirme, je n'ai jamais connu ce coin aussi bien qu'aujournuit. Il est simple, efficace, conforme dans ces nouvelles normes. Là ou mon malaise est à l'aise, conforté, cajolé dans de grands draps mielleux. Il me colle, m'agite, me fait rire, m'irrite, m'étire s'éclipse quand il est mal luné, contrairement à la blanche acharnée qui brille à s'en briser la vue. Elle ne m'éclaire pas, bien que parfois on discute, seulement dés que ça tourne piment, que l'allure s'endure, elle se tait, je me tourne, elle ne sait plus parler et me laisse disparaître à l'ombre d'un coté. A quoi bon causer si c'est pour être d'accord ?
Cette inutilité totale de survie encourage mon rien être, en fait j'y suis j'y reste, pas de travail à faire, nourriture enfouis, protégée grâce à la non chaleur des sous-sols sacrifiés. C'est même trop facile, au point que je ne puisse que penser, au passé, au futur... à tourner, faire boucler mes pas dans ce faux territoire de plus en plus réaliste. Je reconnais mes traces, je ressasse mes nids, les niches ou j'ai dormis ! Mon avant bras petit à petit cicatrise les barres, alors je les repasse, c'est la 8ème scarification que j'appose aujournuit.
Ne faisant plus confiance aux cartes que j'ai trouvées, je note mes va et vient sur un bout de papier. Un objet luit à quelque pas de moi. Sans doute une capsule de plus, collection comme une autre, insensé, bien en ordre aux yeux des règles ambiantes. Non cette fois c'est autre chose...Ma montre ! Elle ne peut pas être la, le vent n'a pas tourné depuis le début de la fin, il est à l'opposé ! Mon dieu j'ai fais tout faux, mon esprit Cartésien à repris le dessus, je ne dois pas y croire ! Je dois accepter que plus rien n'ait de sens, je dois accepter avoir cacheté mon âme dans une grande lettre épaisse et enterré mon être dans la brume sombre et traître. Je suis vide, je suis vide, je suis neuf, je suis une autre personne et dans un autre endroit, je ne veux pas avoir le choix !
Épisode 7
A nouveau vivre l'horreur de l'erreur serait insupportable. Se mentir à soi même quand on est seul sur terre pose un réel problème, je dois tenir paroles, ni antérieur, ni postérieur dans cette vile ville. Plus de logique perméable et plus d'avenir permissif, je ne crois plus mes sens ils ont perdu les leurs. Je ne compte plus les heures, efface leurs chemins mortuaires. Plus d'utopies concrètes, juste les dents qui grincent, juste le vent qui souffre. Apporter sa prière à l'édifice en gobant des pilules, je cours sans dentifrice mais à en perdre haleine, je trébuche sans artifice et vois 36 chandelles. Mes jambes contrôlent mon crâne, lui ne veut plus courir, je m'assèche en crachant, et mes muscles cavalent !
C'est décidé, je ne serais plus seul, je ne serais plus saint, et qu'ont pensent ce que je veulent, mes personnalités s'emboîtent, s'affrontent ou se déduisent voir se séduisent. Plus on a de personnes dans la tête, d'hémisphères éclectiques, d'opposés, de séquelles plus de chances avons nous de posséder la suite. Plus de chance avons nous que la plus apte survive, s'il faut qu'elles se tuent, je les ferais s'entre taire, je ne suis pas le centre de la terre mais c'est moi le plus vivant. Rien ne sert de mourir, il faut partir à pleins. Si tu sais qui tu es, oublie le pour les autres, sinon ne cherche pas tu risquerais de t'y perdre.
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Le mur vide : le papi lion
Posté par : Neg le : 2008-01-29 19:30:21
Le papi lion
- "Regarde misérable, regarde le Mystère, regarde la table, regarde le repas, regarde ton regard à mon égard, regarde tes pas sur cette voie qui s'égare. Voit ce que je te dicte, écoute ce que je te montre, tu as traversé le vide, mais tu l'as cru en mur, ainsi à la vide, tu remplace tes repères. Tous les jours des centaines, que dis-je, des millions, ça me fait de la peine, traverse le mur vite, sans sentir aucunes gênes. Car pour eux, le vide n'existe pas. Tu as su le connaître, sauras tu t'en souvenir ? Attention mon garçon, en deux journées seulement tu as prix un bourgeon, et, tu écoute un papi lion te donner des conseils. Conserve ces consignes ou consigne ces conserves, concerte le contrat, demande toi ce qu'on trame pour sentir ce qu'on signe. C'est peu clair je le concède, mais si je perds la boule, tu deviendras maboul. Le critère de la crinière n'étant pas nécessaire, il te faut juste tes yeux pour explorer les cieux, pour remplacer les dieux. Sache mon garçon, que, pour connaître le ciel, un papi lion n'a qu'à battre des ailes !
Soudain le lion stoppa sa logorrhée, me fixa, puis émis un puissant rugissement. Je me projetais alors en arrière, m'agrippant au Mystère qui avait pris racine. Le c�ur tambourinant et les muscles tendus, j'aperçus le vieux lion s'esclaffant et se moquant de moi. Instantanément, je compris et fut mal à l'aise. L'animal lors de son discours m'interrogeait sur ce que je suis, sur ce que j'étais, puis en m'effrayant, m'avais quasiment renvoyé derrière le mur, le regard dans le vide. Ce sentiment, cette pression rapide venait de me marquer. Encore abasourdis, j'entends la bête réitérer sa première demande "Mon garçon, ou va tu ?" Je n'osais plus répondre, je ne savais plus rien. Depuis mon arrivé de ce coté-ci, je n'avais pas songé à ce qu'il y'avait avant.
Je me rappelle de la traversée, de la nuit, de la lune, mais encore ? Seul quelques souvenirs flous progressent et se déforment. Bien que je ne sache même pas s'ils ont existés ou s'ils sortent de mon rêve. Lors de mon sursaut le Mystère semblait mort, on aurait dit qu'il n'avait pas changé de place depuis sa naissance. Peut être que c'est le monde. Mon instinct de survie serait le seul à pouvoir me faire apercevoir la réalité ? Mais ce vieux fauve alors ?
- "Excuse-moi lion, qui est tu ?"
- "On ne répond pas à une question par une autre. Ta réponse est que tu va vers la suite. Aurevoir mon garçon." Et sa route dévia.
J'observais cette petite fleur sur mon bras, j'aurais voulu être à sa place, même si c'est idiot. Le chemin avait repris, nos traces étaient devant, le Mystère avait pris de l'avance, je l'ai donc rejoint. Nous traînions quelques peu, puis au bord d'un ruisseau qui bouscula la nuit et la fit tomber, je m'endormais parmi les clapotis. Dans mon rêve, je n'avais pas franchi le mur, j'entreprenais des petits gestes sympathiques, étonnants, formatés. Je me brossais les dents, je caressais mon chat, je lisais des journaux. Je n'avais pas franchi le mur et j'avais des amis qui, tous faisaient de même.
Quand le soleil fut propre, je remarquais l'eau rose qui courait dans son lit. Quelques mètres plus loin, le mystère avait conçu un petit filet dans lequel il capturait des poissons chocolat-fraise.
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Le mur vide : la traversée
Posté par : Neg le : 2008-01-21 19:15:19
La traversée
Au milieu de la lune, sous le halo de la nuit, j'ai traversé le mur vide, j'ai trouvé un Mystère. Au milieu de la brume, dans le manteau de la vie, j'ai gommé les frontières pour n'en mener plus large. J'ai supprimé les cadres pour ne plus être dans la marge, et j'ai souris franchement pour faire pousser cet arbre, là , juste derrière le mur. Il était plein de branches que je ne comprenais pas, il était plein de phrases alphabétiquement ivres.
J'ai du mourir longtemps pour enfin être mûr, et, pour pouvoir placer le chemin sous mes pas. Je mangeais quelques fruits pour être bien mais pas saoul, et la route s'allongeait dans le sens de la suite. Puis quand le matin vint, j'observais le soleil en train de se laver, à l'inverse du sommeil qui filait se coucher. La journée était belle, et le Mystère fleurit, lui, qui m'avait suivis depuis le pied du vide. Nous marchions tous les deux à travers l'atmosphère, tournant de ci, de la, sans soucis à se faire. Les branches étaient toujours insensées à mes yeux, mais imperceptiblement s'éclaircissaient un peu.
A un moment ou la route ne suivait plus nos pas, pendant qu'il se taillait un instrument à vent, je restais planté la , contemplant le paysage. J'ai attendu le soir, et, les pieds dans la terre, j'ai observé la douchée du soleil et le levé du sommeil. Sur cette vue agréable le mystère soufflait. Dans mon réve, je n'avais pas franchi le mur et je créchais encore dans mon petit appart et l'envie d'en sortir. Je n'avais pas franchi le mur et je vivais toujours dans le matérialisme et le regard des autres.
Des gouttes sur mon visage me firent ouvrir les yeux, elles coulaient à travers le rideau de bain de l'astre jaune. Sur mon avant bras un bourgeon avait éclot, les petites pétales froissés que l'on apercevait étés vertes pâles. Celles de mon ami, camarade de route, elles, étaient mauves. Il m'offrit quelques fruits en guise de déjeuner, tandis que lui, restait pimpant, le tronc dans l'eau. Je m'aperçus que les caractères qu'il portait, bien que, encore étranges, formés des mots lisibles. J'y décryptais des thermes comme "maltard", "ouytemp", "ermère" ou encore "rerface". Tous les événements survenus me paraissaient logiques, je n'étais pas inquiet, j'étais plutôt heureux. Le Mystère était beau, son odeur était tendre. Le ciel portait confort, le décor chantonnait. Soit nous suivions nos pas, soit, la direction du vent.
A l'heure ou l'estomac avait creusé la pelle, nous suivîmes un panneau indiquant l'aire de repas. Une grande table entourée de convives dégageait des odeurs métissées. Après avoir pris places au coté de deux chaises, nous eûmes droit à des mets pris dans d'innombrables et innommables plats. Certains êtres partaient, d'autre arrivaient, c'était très convivial, agréable, sympa. Nous eûmes même le chant d'un saxo jouant du pipeau.
Puis finalement repus, nous avons cédé lieu. Notre route avançait en synchronisation avec celle d'un humble papi lion. Ce personnage aimable, aperçu au buffet, me posa la question fixant notre direction. Je lui dis que j'allai vers la suite, ce à quoi, il m'affirma être la première étape.
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A suivre : Episode 6
Posté par : Neg le : 2007-03-25 22:36:53
J'entoure, je fais des traces, contourne, dévie, repère, circule, ère, déambule, sans ne savoir que faire d'autre que penser au passé, au futur, la folie, l'incroyable. Le pourtour se confirme, je n'ai jamais connu ce coin aussi bien qu'aujournuit. Il est simple, efficace, conforme dans ces nouvelles normes. Là ou mon malaise est à l'aise, conforté, cajolé dans de grands draps mielleux. Il me colle, m'agite, me fait rire, m'irrite, m'étire s'éclipse quand il est mal luné, contrairement à la blanche acharnée qui brille à s'en briser la vue. Elle ne m'éclaire pas, bien que parfois on discute, seulement dés que ça tourne piment, que l'allure s'endure, elle se tait, je me tourne, elle ne sait plus parler et me laisse disparaître à l'ombre d'un coté. A quoi bon causer si c'est pour être d'accord ?
Cette inutilité totale de survie encourage mon rien être, en fait j'y suis j'y reste, pas de travail à faire, nourriture enfouis, protégée grâce à la non chaleur des sous-sols sacrifiés. C'est même trop facile, au point que je ne puisse que penser, au passé, au futur... à tourner, faire boucler mes pas dans ce faux territoire de plus en plus réaliste. Je reconnais mes traces, je ressasse mes nids, les niches ou j'ai dormis ! Mon avant bras petit à petit cicatrise les barres, alors je les repasse, c'est la 8ème scarification que j'appose aujournuit.
Ne faisant plus confiance aux cartes que j'ai trouvées, je note mes va et vient sur un bout de papier. Un objet luit à quelque pas de moi. Sans doute une capsule de plus, collection comme une autre, insensé, bien en ordre aux yeux des règles ambiantes. Non cette fois c'est autre chose...Ma montre ! Elle ne peut pas être la, le vent n'a pas tourné depuis le début de la fin, il est à l'opposé ! Mon dieu j'ai fais tout faux, mon esprit Cartésien à repris le dessus, je ne dois pas y croire ! Je dois accepter que plus rien n'ait de sens, je dois accepter avoir cacheté mon âme dans une grande lettre épaisse et enterré mon être dans la brume sombre et traître. Je suis vide, je suis vide, je suis neuf, je suis une autre personne et dans un autre endroit, je ne veux pas avoir le choix !
A suivre...
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